Cher client, balisez votre relation commerciale avec votre Web entrepreneur

Nom de domaine bloqué par un Web entrepreneurIl nous arrive, quand nous entreprenons, que des clients, peu (ou pas) satisfaits des prestations que nous leur fournissons sur le moment ou pour d’autres raisons que nous ignorons, décident de préférer une entreprise différente de la nôtre pour les mêmes services. C’est frustrant pour l’entrepreneur qui voit partir son client sans pouvoir le retenir. Cela l’est plus encore lorsque le client partant s’est laissé séduire par une offre mensongère de la concurrence.

Dans ce dernier cas, au lieu de lui souhaiter d’y « laisser des plumes » pour nous complaire à l’idée que notre offre est la meilleure, l’entreprise devrait choisir de faire une introspection rigoureuse pour comprendre les raisons de son échec et se remettre en cause. Parce qu’à l’évidence, elle a péché dans sa communication.

Nous le rappelons, sur le plan humain, c’est parfois désappointant de perdre une commande. Paradoxalement, c’est une occasion propice à l’entreprise pour s’engager, après audit, sur de nouveaux défis. Nul besoin de sortir son artillerie marketing dans le but de reconquérir uniquement le client parti. Il faut plutôt s’investir à rassurer en priorité les autres clients sur la viabilité de son offre et s’atteler à en séduire de nouveaux.

La frustration est un sentiment humain qui n’a pas sa place en entreprise. Cependant, dans le milieu des technologies, on observe que nombre d’entrepreneurs nourrissent ce vilain sentiment, au point de prendre en otage le client qui décide de les quitter.

Prenons l’exemple du client qui choisit un prestataire, entreprise ou particulier, pour lui construire un site Web ou un blog professionnel. Le client donne mandat à son prestataire pour acquérir un nom de domaine pour son projet. Ce dernier s’acquitte de cette tâche. Cependant, lorsque la relation commerciale en vient à se dégrader entre le client et le prestataire, il devient parfois difficile, voire impossible, pour le client de récupérer son nom de domaine qui, pourtant, a servi à construire son identité numérique. L’entrepreneur frustré refusant de le libérer.

Ceci a cours parce que les entreprises, notamment en Afrique, sont frileuses à l’idée de signer le moindre contrat pour baliser leurs relations commerciales, alors, elles subissent ces indélicatesses, parfois lourdes de conséquences, sans grands moyens d’y faire face.

Dans le principe, le nom de domaine du site ou du blog professionnel appartient au client-propriétaire du site jusqu’à la date de son échéance, même s’il a été acquis par le biais d’un prestataire technique. Mais, le principe à lui seul ne suffit pas. Il faut garantir son identité numérique en le stipulant par écrit, dans un contrat.

Quand aux indélicats entrepreneurs du Web, il faut savoir lâcher prise.

Antoine BLAGNON est graphiste et professionnel de la communication. Éditeur de ce blog, il vous propose de partager des trucs et astuces pour communiquer efficacement via le Blog.