Un trop gros mensonge…

Je vous propose un très court extrait de « UN TROP GROS MENSONGE », le roman que j’écris en ce moment et qui devrait être bouclé bientôt.

Ecrit par Antoine Blagnon

Extrait du Chapitre IV

de « UN TROP GROS MENSONGE »

Un trop gros mensonge, le livre à venir de Antoine Blagnon

Nato Guindo s’est imposé. On peut le dire, socialement, il a réussi. Il a pu s’assurer le confort pour lequel, quand il était plus jeune, il a souvent rêvé. Il s’est offert une Chrysler 300c Sport gris-métallique à l’occasion de ses 40 ans. Cette voiture, il en rêvait depuis de longues années. C’est un plaisir personnel qu’il a comblé, mais, c’est surtout une promesse qu’il a matérialisée. Une promesse faite à sa femme.

Ce soir-là justement, assis dans le salon, il regarde sa femme du coin de l’œil. Comme s’il voulait épier ses moindres gestes. De toutes les personnes qu’il a rencontrées au cours de sa vie, Mounia était celle qui l’avait le plus marquée. Amoureuse, attachante, parfois intrigante, elle rassemblait en elle tout le mystère de la femme. Il l’avait connu quand elle était plus jeune. A cette époque, elle était insoucieuse, ne faisant point attention aux hommes qui la dévoraient du regard. Elle avait comme seul objectif de réussir à l’école et combler ses parents de cadeaux. Pour elle, le monde parfait existait. Elle s’était donnée pour objectif de finir ses études, prendre un « bon travail », se marier à l’homme parfait et vivre une vie de bonheur. Et vint ce jour où elle rencontra Nato Guindo, grand gentleman.

Nato Guindo continuait de regarder sa femme. Plus il la regardait, plus il était fier de lui. Son épouse était belle, intelligente… Gracieuse et élégante, elle ne laissait aucun homme indifférent. Intérieurement, Nato Guindo se disait que sa femme  était la plus grande victoire qu’il avait arrachée à la vie. Il en était très fier. Il voulait lui plaire en tout point. Il était amoureux d’elle. Fol amoureux…

Il la vit se lever du fauteuil de cuir marron qu’il  avait ramené de son dernier voyage de Shanghaï et se diriger vers les escaliers qui mènent à la chambre principale, au premier étage de leur résidence. Comme si elle s’amusait du regard de son homme posé sur elle, elle monta les marches avec une telle grâce que Nato Guindo dû la quitter des yeux pour ne pas avoir à changer ses projets de la soirée… Ce soir, il avait besoin de réfléchir et prendre une décision. Il jeta un autre coup d’œil dans les escaliers, vit l’ombre de Mounia disparaître dans le couloir et il s’affala dans son fauteuil. Il lui fallait clarifier dans sa tête tous les contours du conflit qui n’allait pas manquer d’éclater entre ses partenaires d’affaires et lui.

Tout à coup, il sentit une grande fatigue l’envahir…