« Koukougnon, crois-moi, Internet, nous n’y sommes pas encore !!! »

3 conseils pour profiter d'Internet en AfriqueInternet est vaste. Chaque jour, des millions de pages y sont publiées. En Afrique, noyé par les nombreuses ressources diffusées en dehors de notre zone géographique, on pourrait se demander, quand on est blogueur et usager d’un moteur de recherche, quand est-ce que ces moteurs de recherche, et plus particulièrement Google, voudront restituer nos données (en provenance d’Afrique) comme pertinentes dans leurs meilleurs résultats. Nous n’y sommes pas suffisamment. Pourtant, il faut bien y arriver. N’est-ce pas l’engagement de Google d’« organiser l’information à l’échelle mondiale et de la rendre universellement accessible et utile » ??? C’est aussi ce qui le motive (Google) à développer différents algorithmes de géolocalisation, nous dit-on, pour restituer des résultats plus proches des requêtes des internautes ! Mais les résultats organiques en provenance de l’Afrique sont encore dérisoires. En attendant de combler cette carence de Google ou de créer un moteur de recherche africain, on pourrait commencer  par s’interroger autrement. Que peut faire Google quand il n’a rien venant de nos contrées à restituer comme résultats pertinents en rapport avec une requête donnée ?

Koukougnon m’a appelé hier soir pour me conter sa petite mésaventure de la journée. Il a utilisé Google pour faire une recherche afin de retrouver une ressource juridique de la Côte d’Ivoire. Mais les trente (30) premières réponses qui lui ont été proposées sur les différentes requêtes envoyées depuis Oyoroh, contrée ivoirienne, étaient des données juridiques de la France, de la Belgique et de la Suisse. Il n’y avait rien sur la Côte d’Ivoire. Et Koukougnon de faire son amer constat avant de me dire : « ils n’ont rien mis sur Internet ».

Qui « ils », Koukougnon ? L’Etat, les organisations nationales, les entreprises, les particuliers…, qui « ils » ? Nous sommes tous responsables de cette situation et Koukougnon parmi les premiers. C’est pourquoi je veux lui adresser cette note avec ces trois conseils ci-après.

3 conseils pour rendre Internet profitable partout en Afrique

Cher Koukougnon, mon ami,

Hier, j’ai perçu ton désarroi, ton effarement quand tu me parlais au téléphone. Toi juriste expert immobilier, en déplacement dans l’arrière-pays, tu as vainement utilisé Google pour consulter une ressource que tu as oubliée d’emporter avec toi, pour préparer ta rencontre avec tes clients. Tu me sais désolé pour toi.

Mais je me permets de profiter de ta mésaventure pour te suggérer trois recommandations pour que Google puisse nous servir efficacement à tous et partout où nous allons en Afrique.

  • Quand tu seras rentré de ton voyage, crée un site Web, je pourrai t’y aider, et mets-y toutes les données de ta profession qui ont un caractère public, par exemple, les réglementations de loyer… Cela t’aidera quand tu les auras encore oubliées (je t’en sais capable), et cela aidera de nombreux usagers du Web, tu n’imagines même pas le nombre. Et puis, de cette sorte, tes données enrichiront l’index de Google qui pourra les restituer à qui veut, partout.
  • Pour donner plus de chance à tes ressources d’être bien indexées par Google et rapidement accessibles aux internautes qui les rechercheraient, utilise les mots-clés les plus usités dans ton domaine pour organiser chacune de tes publications sur ton site. Pense deux fois aux internautes : ils ont besoin d’avoir des informations sur ton métier et ils utilisent des mots-clés pour les rechercher sur le Web…

D’ailleurs, pour t’aider à optimiser tes données dans les SERP (résultats naturels) de Google, je te recommande d’utiliser un excellent plugin SEO, Yoast WordPress SEO Plugin, pour soigner les titres, métas et permaliens sur ton site.

  • Aussi, dès que tu publies une donnée sur ton site Web, n’oublie jamais d’envoyer un sitemap à Google pour lui indiquer que tu viens de faire une mise à jour. Ses robots d’indexation, informés, pourront scrawler ton site rapidement pour en extraire le bon jus. Tu auras compris que je te recommande également de valider ton site avec Google Webmaster Tools.

Je te le dis Koukougnon, mon ami, en attendant d’avoir un moteur de recherche africain, accroche-toi aux recommandations de Google pour faire remonter tes infos dans ses meilleurs résultats naturels sur les requêtes en rapport avec les mots-clés de ta thématique. Ce serait dommage que tu fasses tout ce gros travail et qu’il reste noyé dans les méandres d’Internet, comme de milliers d’autres, impossible de servir efficacement tes contemporains.

Je sais compter sur toi Koukougnon. Ne me dis surtout pas, quand tu seras rentré, que tu as résolu ton problème, alors ça suffit, tu n’as plus besoin de le faire… Fais-le pour demain, fais-le pour que cela serve les autres, demain ou dans trente ans. Qui sait,  peut-être que tes enfants, tes neveux et petits-enfants seront amenés à rechercher ces infos.

Et puis, tu auras ainsi fièrement contribué au Big Data Africain dont tout le monde rêve, mais que très peu s’engage à construire.

Passe un excellent séjour à Oyoroh et ramène-moi quelques une de ces petites mangues avec des fibres dans la chair, je les aime beaucoup.

Ton ami,

Antoine BLAGNON

Si cette note à mon ami Koukougnon vous interpelle, je vous invite à la diffuser généreusement autour de vous.

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Antoine BLAGNON est graphiste et professionnel de la communication. Éditeur de ce blog, il vous propose de partager des trucs et astuces pour communiquer efficacement via le Blog.